Les activités

Le 06 janvier 2022 à 18:30

Par Anne Rauner, Auditorium des Musées de Strasbourg


Au Moyen Âge central, les nécrologes, puis les obituaires étaient les supports privilégiés de la prière pour les morts. On inscrivait dans ces calendriers perpétuels le nom des défunts pour le salut desquels la communauté chrétienne devait prier. Or, à partir du tournant du XIIIe siècle, les mutations de la commémoration des défunts, la diffusion progressive d’une nouvelle culture administrative dans laquelle on mobilisait l’écrit pour administrer au mieux les biens et les revenus conduisirent à la diversification et à la spécialisation des documents nécrologiques. Les différents manuscrits se distinguaient les uns des autres par leurs caractéristiques matérielles et leur contenu textuel. Leurs conditions de production différaient, mais surtout ils formaient un réseau d’écrits au sein duquel chacun se voyait attribuer une fonction différente.




Archives municipales d’Obernai, GG 14a, fol. 14a. Photographie de l’auteur.